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Carnets de voyages de JJ T-Bone à l'usage non exclusif de sa famille et de ses amis

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Petite étude historico-linguistique (si si !)

Les Nicaragueyens sont Lorrains !!!


Si si, j’en suis sûr, je les écoute parler depuis un moment, et ils ne disent pas « Juan », « Maria » ou « Ana », mais « el Juan », « la Maria », « l’Ana »…
Ils sont Lorrains je vous dit ! J’ai fait quelques recherches, car cela m’intéressait vivement, et j’ai découvert qu’au XVIème siècle beaucoup de couples et de familles de Nancy, Seichamps, Laxou et Malzéville partaient en vacances en Espagne pour chercher le soleil (qu’ils ne trouvaient pas toujours d’ailleurs, car vu qu’ils voyageaient à pied ou en carrioles, charrettes, roulottes, il fallait déjà calculer son coup pour ne pas arriver en automne, et ensuite avoir la chance de ne pas être détroussés et égorgés par les bandits de grand chemin qui foisonnaient tout au long du parcours…). Arrivés là-bas, pas le temps de siroter une cervoise ou un vin aigre en terrasse sur la Costa del Sol que les hommes étaient enrôlés de force dans les armées coloniales du très catholique roi d’Espagne et envoyés outre-atlantique dans ce qu’on appelle maintenant l’Amérique Latine (et qu’on devrait plutôt appeler d’ailleurs l’Amérique Ibérique). Beaucoup de femmes et d’enfants restèrent en Espagne, épuisés d’avance à l’idée de refaire le chemin inverse, créant ainsi la très connue diaspora lorraine d’Espagne, d’autres acceptèrent de partir avec leurs maris pour peupler ces nouvelles colonies, emportant avec elles leurs fameuses recettes de potée lorraine et de petits pâtés, recettes qui n’ont malheureusement pas survécu au temps et surtout aux carences des principaux ingrédients nécessaires à leur élaboration (à part peut-être le pâté, mais sans viande à l’intérieur, et même la pâte a changé…).
MAIS une partie des expressions a donc perduré ! J’ai tenté le « Como es, gordo ? », littéralement « Comment qu’c’est, gros ? » - en choisissant évidemment des petits maigres, pour qu’il n’y ait pas d’ambiguïté - mais j’ai compris aux regards interrogateurs qu’on m’a renvoyés que la transmission n’était pas allée jusque là…
Il est à noter d’ailleurs que j’ai fait les mêmes constatations au Cameroun où on se dit « C’est comment ? » quand on se dit bonjour (quels voyageurs ces Lorrains !), mais j’attendrai de retourner là-bas pour faire des recherches plus approfondies.

Allez, et comme on dit aussi dans le nord-est, tschüβ les gros !
          
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J
Hola mon Titi !Ouais, ça doit étre la chaleur ambiante...
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T
En tout cas t'es p'tet pô Lorrain mais toa t'as recu grôôô !!!!
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